SYNTHESE

UNE ZONE D’ÉTUDE INFLUENCÉE PAR LA PROXIMITÉ DE L’AUTOROUTE

Le trafic routier est, sur la commune de Saint-Aunès, le principal émetteur de NOx et de particules PM10 et PM2,5 avec respectivement 90 et 80% des émissions totales en raison de la présence de l’autoroute A9 sur ce territoire.
L’état initial de la qualité de l’air réalisé confirme l’influence des émissions du trafic routier sur les concentrations de NO2 et de particules. Les concentrations sont notamment corrélées avec l’intensité du trafic de l’autoroute indépendamment des conditions météorologiques.
Les niveaux observés sont proches de ceux rencontrés à Montpellier sur les stations urbaines pour le NO2 et de proximité trafic pour les particules avec toutefois des concentrations mesurées qui respecteraient les seuils réglementaires annuels.

L’EFFICACITÉ DES MERLONS POUR LA PROTECTION DES RIVERAINS

L’efficacité des merlons, est avérée sur les concentrations en NO2 qui diminuent significativement derrières les merlons. Le merlon jouerait donc un rôle de protection pour les riverains en termes de pollution de l’air, avec un taux d’abattement du NO2 pouvant atteindre 31 à 50% derrière le merlon.
Cependant, cet effet n’a pas été observé pour les concentrations en particules.
Des investigations complémentaires sont donc à mener pour comprendre ces différences entre le comportement du NO2 et celui des particules PM10 et PM2,5. Plusieurs facteurs sont d’ores et déjà identifiés :
la limite de détection des microcapteurs : les particules très fines inférieures à 1 μm ne sont pas mesurées. Hors, ce sont ces particules qui sont majoritairement émises lors de la combustion et se trouvent donc au plus près du trafic.
– la topographie des sites : les merlons constituent des obstacles qui modifient la circulation de l’air et l’écoulement des polluants en créant des tourbillons au niveau du sol et des zones de recirculation.

Les mesures sur le long terme permettront de confirmer ces premiers résultats et de vérifier si les merlons végétalisés permettent de limiter les niveaux de concentration et l’exposition des populations environnantes.